Dépression saisonnière (TAS) : symptômes, causes et solutions efficaces
La dépression saisonnière, et si on en parlait ?
La dépression saisonnière, aussi appelée Trouble Affectif Saisonnier (TAS)
La dépression saisonnière, aussi appelée Trouble Affectif Saisonnier (TAS), touche environ 2 à 5 % de la population dans les pays tempérés, selon l’INSERM. Elle se manifeste principalement à l’automne ou en hiver, lorsque la lumière naturelle diminue. Les symptômes incluent : une fatigue persistante, une humeur triste ou irritable, une perte de motivation, des troubles du sommeil, et une tendance à manger davantage, notamment des aliments sucrés.
Un trouble reconnu médicalement
Ce trouble n’est pas un simple “coup de mou”, en réalité il s’agit d’une forme de dépression reconnue médicalement. La baisse de luminosité agit sur la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et sur celle de la sérotonine (hormone régulant l’humeur), ce qui perturbe l’horloge biologique et l’équilibre émotionnel.
Les traitements validés scientifiquement
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC)
Des études, comme celle menée par le National Institute of Mental Health (NIMH) aux États-Unis, montrent que les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) sont aussi efficaces que les antidépresseurs ou la luminothérapie dans le traitement du TAS. En particulier, la TCC centrée sur la gestion des pensées négatives liées à l’hiver a permis une réduction significative des rechutes sur le long terme (Rohan et al., 2009).
L’approche EMDR
L’approche EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) peut également être pertinente dans les cas où la dépression saisonnière est associée à des souvenirs douloureux liés à certaines périodes de l’année.
La luminothérapie
En complément, la luminothérapie (exposition à une lumière artificielle de 10 000 lux pendant 20 à 30 minutes par jour) a montré une efficacité dans 60 à 80 % des cas (Lam et al., 2006), surtout lorsqu’elle est utilisée dès les premiers signes.
L’hygiène de vie
Enfin, une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et une routine stable renforcent les effets positifs de la thérapie.
Conclusion : ne pas rester seul(e) face à la dépression saisonnière
En conclusion, si chaque année vous ressentez une baisse de moral avec l’arrivée de l’hiver, il est important de ne pas rester seul(e) face à cette souffrance. Une prise en charge adaptée peut réellement faire la différence. N’hésitez pas à prendre rdv, en présentiel et/ou en visio, tout est possible (de la TCC à l’EMDR).
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